Anciennes en Mayenne 2020

Ancienne mayenne2020

 

C’est par un beau samedi d’octobre que nous arrivons au point de rencontre indiqué par Bruno : le Lactopôle à Laval. Mais le temps passe, et personne ! Aurions-nous mal saisi l’adresse ? La responsable du musée, inquiète, vient aux nouvelles : elle attendait une horde de motards et ne trouve que deux pauvres esseulés sur son parking. Nous tentons de la rassurer, le club BMW est toujours ponctuel, il ne peut s’agir que d’une panne mécanique, après tout les vieilles machines sont parfois capricieuses.

Finalement le groupe arrive après avoir pris le chemin des écoliers pour profiter du soleil radieux qui brille sur cette édition 2020 des anciennes en Mayenne.
Au total, 18 équipages ont répondu à l’invitation : 8 anciennes, 10 contemporaines dont un side-car et même, c’est vous dire si les Mayennais ont l’esprit ouvert et le cœur accueillant, une Triumph !


La visite de la Cité du Lait débute en deux groupes, place à la découverte du lait, de la fabrication à la transformation, à travers les âges et les continents. Nous apprenons par exemple que si la vache normande donne son lait facilement, la salers n’y consent que si son petit est près d’elle. Le musée foisonne de pots à lait, barattes à beurre, moules, écrémeuses, bouteilles, pots de yaourts… et même, dans le cadre du sponsoring, un prototype de voiture de course avec lequel Niky Lauda gagna un grand prix de Suède.
La famille Besnier, fondatrice du groupe Lactalis et toujours aux commandes de l’entreprise, a créé ce musée  au sein de l’ancienne laiterie pour partager ses collections qui mettent en valeur la tradition laitière. C’est passionnant, et cela demande une nouvelle visite pour en découvrir tous les aspects.
La visite se termine sur une dégustation de fromages qui nous met en appétit, et nous prenons la route pour le restaurant, en longeant parfois la Mayenne.
L’après-midi, cap sur Bagnoles de l’Orne. Petite balade dans la station thermale, où l’on peut admirer de belles maisons Art Déco, un casino, le lac. Puis vient l’heure de rentrer à la Marjolaine, confortable hôtel où nous avons presque nos habitudes désormais.

 

Le dîner fut joyeux et animé, ponctué par un quizz qui portait, non pas sur la visite du matin, au grand dam de Farid qui avait appris le prospectus par cœur, mais sur le 40e anniversaire de la GS. Autant dire que, roulant en RT, nous  n’avions aucune chance de remporter la récompense tant jalousée : une pendule BMW. C’est Bébert qui en est devenu l’heureux propriétaire, et heureusement pour lui, il était venu avec son fourgon, car ce trophée ne rentrait dans aucune valise, pas même celles des GS.
Une bonne nuit de sommeil, et nous voilà prêts à repartir par de belles routes sinueuses, en direction du moulin de Gô. Là, Mister Watson, qui acheta ce moulin du XVIIe siècle en 1990, nous raconte que le bâtiment disparaissait sous la végétation, le jardin étant complètement inondé et à l’abandon après le départ du dernier meunier. Depuis, une association s’est créée pour le soutenir dans la rénovation de ce beau patrimoine. Le travail n’a pas manqué : réfection de la roue à eau, du four à pain, entretien des extérieurs…

 

N’étant pas pressés par le temps, nous partons à l’assaut de St Pierre sur Erve, petite cité de caractère. Sans dégustation prévue au programme, et la marche jusqu’au village ayant mis Chantal en appétit, elle n’a pu résister à l’appel d’un arbousier. La voilà, aidée par Patrick, qui escalade le mur pour faucher quelques fruits qu’elle distribue ensuite autour d’elle. Aucun risque de se faire prendre, il n’y a que nous dans ce tout petit village peuplé de sculptures originales, de quelques chèvres et, tout de même, de deux gamins qui s’en donnent à cœur joie en dévalant à toute allure le joli pont piéton du XIIe siècle sur leurs karts.

Un petit ¼ d’heure de route sous la pluie, et oui il en fallait bien un peu, pour rallier le restaurant, et c’est déjà l’heure de se quitter… jusqu’à l’an prochain.
Un beau week-end, du soleil, de belles anciennes, du bon temps en bonne compagnie, la définition du bonheur en somme. Pour tout ça, un grand merci à Bruno, Chantal et Michel qui nous ont préparé cette belle sortie. Et à la prochaine édition…

 

 

Bruno JUBIN

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