Chronique d’une virée gastronomique dans le Piémont - Aout 2017

Chronique d’une virée gastronomique dans le Piémont

 

Nous avons sillonné une bonne partie de cette région italienne dont la réputation vinicole et gastronomique n’est plus à faire. Ce récit va tenter de vous relater les différents aspects de notre séjour…mais il semble bien que la gastronomie a un peu pris l’avantage…et est le prétexte à un petit quizz qui rythmera ce récit !
 

Piémont 2017   Piémont 2017

Que le voyage ait été direct ou avec étape(s) c’est bien agréable d’arriver à l’hôtel de l’écureuil (première question de notre quizz : que mangent les écureuils ?) au milieu d’un joli jardin. Tout le monde se réunit pour le verre d’accueil sous le doux soleil de  cette fin de journée. Au cours du dîner c’est la traditionnelle présentation des nouveaux membres et afin que personne ne soit en reste, il est convenu que tous se présentent… 35 motos, 59 bipèdes…bref nous faisons bref, justement ; prénoms, région et type de moto. Et voilà…les préférences et commentaires s’expriment à très haute voix, le ton est donné, le séjour peut commencer !

Le lendemain matin, les petits groupes se forment et partent découvrir la campagne piémontaise. Tout le  monde a reçu les parcours GPS mais les GPS ont-ils tous enregistré le même parcours ??? Amusant de croiser d’autres groupes dans le sens contraire….pour finalement faire demi-tour un peu plus loin ! Certains tournent à droite, d’autres à gauche, certains traversent de petites routes. Il y a peu de motos locales, du coup à voir des BMW partout c’est un peu comme si la campagne était à nous.

Après la montée vers la Basilique de Superga, avec vue magnifique sur la campagne, nous redescendons vers Moncucco…et descendons encore pour  déjeuner dans un cave voûtée superbe prolongé d’un ancien frigo à viandes. On ne dira pas que le Piémont est plat ! Premier contact avec la riche et variée cuisine piémontaise, toute une succession d’antipasti, plats et dessert. Un étonnant plat typiquement piémontais qui réunit mer et terre dans son nom nous intrigue : il tonno di coniglio (deuxième question de notre quizz : quel est le nom en français de ce plat ?)

Réveil un peu plus matinal le deuxième jour, une longue journée nous attend. Fini de serpenter dans les collines, nous partons à l’assaut du col de Sampeyre sur une route superbe qui alterne les paysages forestiers et les vues dégagées sur la campagne en contre-bas. Arrivés au sommet, nous découvrons que la route vers la descente est fermée aux motos et vélos ! Etrange restriction de circulation, que nous ne comprenons pas bien…Après discussion avec d’autres motards et un cycliste nous suivons leur conseil « piano piano » et effectivement la route est très abîmée, voire carrément pierreuse mais ça passe et nous rejoignons Pontechianale.

Nous découvrons un très joli village à l’allure montagnarde et qui est resté « dans son jus » avec maisons de pierres, petit pont de bois sur le ruisseau et une jolie petite chapelle au toit de lauzes.  Le bien nommé restaurant « le Montagnard »  nous accueille dans une salle basse, ambiance bois et sport d’hiver(troisième question de notre quizz : faute de raclette, quel plat italien à base de maïs nous permettra de repartir rassasiés ?)…d’ailleurs nous avons remarqué quelques remontées mécaniques, c’est aussi une station de ski. Mais là il fait un soleil de plomb et nous repartons vers le col Agnel, aux lacets bien rythmés. Inévitable photo devant la borne frontière entre la France et l’Italie…motards et touristes s’y pressent, d’autant plus que le col est assez étroit !

Journée libre à Turin, beaucoup décident d’aller visiter le célèbre Musée Automobile. Les automobiles y sont présentées selon un axe historique depuis une rare calèche à vapeur jusqu’aux voitures actuelles. Chaque véhicule est mis en scène dans un contexte d’époque et on y découvre des modèles rarement vus comme la Fiat 600 ou la BMW Isetta. Les amateurs de voitures de course se régalent ; Alfa Roméo et Ferrari sont largement représentées…que de rouge ! Presque aussi rouge que…(et voici notre quatrième question : quelle boisson sans alcool typiquement italienne pourrait rivaliser avec le rouge Ferrari ?)

Piémont 2017  Le groupe

 

Restons dans cette ambiance de chic italien avec un déjeuner gastronomique raffiné servi par un personnel en spencer et jupe noire. Carpaccio, poivrons, anchois, petites pâtes fourrées, viande en croûte, glaces maison…Changement de moyen de transport le soir, nous partons tous en autocar pour un dîner avec dégustation de vins dans le caveau viticole familial de notre hôtel. Le Piémont est aussi une région vinicole fameuse dont nous découvrons les différents crus.

C’est donc avec un œil attentif que nous parcourons, le lendemain, les petites routes qui longent les vignes à flanc de collines. Ces collines dessinent un amphithéâtre dont les rangs de vigne figurent les rangées de gradins, le paysage est grandiose. L’étroitesse des routes…et la qualité très inégale de leur revêtement contraignent à une allure qui nous laisse largement le temps d’admirer ces cirques naturels ! Les champs de buissons touffus des noisetiers créent un autre type d’environnement, cette culture est très répandue (cinquième question : ce petit fruit sec oléagineux est à l’origine d’un produit mondialement connu qui est né à Alba, lequel ?).

Nous sommes nombreux à nous arrêter dans la très belle ville médiévale de La Morra, perchée en haut d’une colline qui domine la vallée du Pô, non loin d’Alba. Il est bien agréable de flâner dans les ruelles pavées, de contempler la vallée depuis la place en belvédère ou de grimper en haut d’un campanile pour découvrir une vue circulaire ! La journée se termine avec le traditionnel dîner de gala qui donne aux femmes l’occasion de se sentir un peu plus élégantes que dans les pantalons et bottes portés toute la journée !

Pour le dernier jour de cette petite semaine piémontaise, nous traversons des forêts au parfum de résineux, sillonnons entre les vignes et les noisetiers, traversons un village qui affiche une « fête de la noisette » sous un soleil radieux. Et puis notre route se dirige vers Aqui Terme avec sa fontaine thermale majestueuse qui laisse couler une eau soufrée dont l’odeur flotte légèrement sur la place pavée du centre de la vielle ville.

Notre séjour s’achève, nous avons découvert quelques un des multiples aspects du Piémont ; gastronomie, vins, paysages de collines cols de montagne, petites routes et surtout l’accueil et la gentillesse de tous ceux qui nous ont reçus.

Il est temps de vous donner les réponses à notre quizz piémontais, rien à gagner si ce n’est l’envie de découvrir cette région !
Réponse 1 : des noisettes, production très importante du Piémont.
Réponse 2 : le thon de lapin, plat typiquement local à base de chair de lapin mariné comme du thon.
Réponse 3 : nous avons dégusté une polenta faite à l’ancienne avec une meule en pierre.
Réponse 4 : le Sanbitter.
Réponse 5 : une pâte à tartiner à base de noisettes, impossible d’en faire la pub mais vous connaissez bien son logo noir et rouge sur fond blanc…Nutella bien sûr !

Carole J.

 

Claude Malou Francis POTHIER Didier Marcadet

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