2026 - Limoges : Cantal et Corrèze

Dans Régions

C’est encore un week-end comme on les aime qui s'annonce ce samedi 5 : du soleil, des virages aux petits oignons et de la bonne humeur. Attachez vos ceintures (ou vos casques), car la promenade va jongler entre madeleine de Proust, Arche de Noé et effets de surprise orchestrés par nos organisateurs du jour !

Rendez-vous est pris dès 9 h au Sulky à Égletons, quartier général de Danielle et de son facétieux mari Michel. Nous sommes 12 au départ, venus du Limousin — ou presque, puisque nos deux fidèles adhérents de la DR Lyon, Daniel et Véro, ont encore bravé les kilomètres pour nous rejoindre.

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Après le combo café / croissant réglementaire, cap sur le Cantal et Riom-ès-Montagnes. Premier arrêt au barrage de l’Aigle, où le triptyque du week-end prend tout son sens :
Côté faune : les hirondelles des rochers font des acrobaties aériennes pendant que quelques chamois nous donnent une leçon d'escalade sur pente raide.
Côté nostalgie et surprise : une charmante automobiliste (motarde à ses heures) nous gratifie d’un demi-tour parfait pour venir nous raconter l’histoire de l'ouvrage. Michel même si ce n’était pas planifié dans le Roadbook, le timing était suspectement impeccable… Mention spéciale pour son accent du Jura qui a charmé l'auditoire.

On enchaîne vers une ferme-auberge sur les hauteurs de Riom. Il est temps de recharger les batteries, entourés d'une équipe à poils et à cornes bien locale : chiens, chevaux et vaches salers nous observent déguster les produits du terroir.

Digestion faite, direction la gare pour un voyage dans le temps à bord du Gentiane Express de 1962. L'embarquement se fait à 10 : les toutous n'étant pas admis à bord, Lolo et Flo se dévouent pour aller rouler vers le Puy Mary (où ils croiseront la section DR Auvergne).

Dans notre autorail d'époque, la climatisation est d'origine — c'est-à-dire inexistante —, et certaines vitres refusent de baisser. Mais la chaleur est vite oubliée face au spectacle : viaducs, tunnels, vieilles gares, et un panorama grandiose alignant les monts du Cantal d'un côté et le Sancy de l'autre, le tout rythmé par les anecdotes aux petits oignons d'un bénévole passionné.

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Le soir venu, cap sur notre relais-motards, Le Grand Hôtel de la Vallée à Cheylade. Les patrons nous régalent : accueil aux petits soins, garage bien fermé pour nos montures et festin local. La faune s'invite même au réveil avec un concert de chiens courants qui partent à la chasse. 

Avant d'appuyer sur le démarreur, passage obligé par la photo de famille. Michel, toujours au sommet de sa régie scénique, réussit à faire passer un cycliste pile dans le champ au moment du déclenchement. La précision suisse.

Direction Bort-les-Orgues pour faire crisser le cuir au Musée de la tannerie. On replonge de 1880 à 1991 dans ce métier rude, sabordé par la construction du barrage et la disparition de la voie ferrée. Sur 1 000 m², les machines d'époque imposent le respect. Pour le volet faune, l'ambiance devient nettement plus... statique : veaux, vaches, chèvres, serpents, autruches et même poissons font désormais une sieste éternelle sous forme de cuirs impeccables.

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Cerise sur le gâteau nostalgique : une immersion dans l'école d'antan. Deux salles de classe nous replongent direct au milieu du XXᵉ siècle, entre odeur d'encre violette et bons points.

Il est enfin temps de chevaucher nos montures une dernière fois vers une guinguette au bord du lac de Neuvic, en profitant jusqu'au bout du serpentin corrézien. On se quitte repus et le sourire aux lèvres, déjà tournés vers les Pyrénées mi-septembre.

Un grand merci à nos chefs d'orchestre, Michel et Danielle !

Christiane et le DR Alain DETEIX