Vendredi 5 Juin 2026.
- Début du WE : Rendez-vous : Grand Hôtel De La Poste
- 1, Rue Des Frères Kennedy, Salon-de-Provence
- 16h00 – 22h00 suivant possibilités
- Tel : 04 90 56 01 94
Un trajet est prévu pour les personnes pouvant se libérer le vendredi 5 juin 26 au départ de la sortie A8 vers Fréjus, pour un périple vers notre Hotel. Nous traverserons le Bois de Malvoisin, Saint Paul en forêt, Draguignan, Sillans-la-Cascade, Rians, Col de Portes. Nous éviterons Aix-en-Provence pour nous diriger vers Saint Cannat, avant de rejoindre notre Hotel et déjeuner.
L’après-midi sera dédié à la visite de la ville. Soit environ 182 KM. Ce trajet ne sera pas utilisé pour le retour du dimanche.

Samedi 6 Juin 2026
Au départ de l’Hôtel de la Poste, les motos s’éveillent comme des oiseaux d’acier prêts à prendre leur envol, et la route s’ouvre devant nous telle une phrase encore inachevée.
À mesure que nous quittons Salon, les Alpilles se dressent, vibrantes de lumière, et l’on comprend ce que Van Gogh appelait « la nécessité de la couleur ». La D4 serpente alors comme un vers de poésie, nous menant vers Maussane, puis vers la montée des Baux, ce village suspendu que Cocteau décrivait comme « un décor de théâtre abandonné par les dieux ». Dans les Carrières de Lumières, les œuvres projetées semblent respirer avec les parois, et depuis le château, le monde s’étend si loin qu’on croirait voir la Provence rêver. Ainsi commence notre voyage, entre pierre et ciel, entre moteur et silence, dans une terre où chaque virage raconte une histoire. Nous laissons nos motos au parking. À pied, le village des Baux de Provence se dévoile comme un rêve de pierre suspendu au-dessus du monde.
Les ruelles étroites montent en spirale, bordées d’ateliers d’artisans et de façades blondes que le soleil caresse comme un peintre amoureux de la lumière, guidant les voyageurs vers une petite place où un restaurant aux tables ombragées invite à une pause gourmande, comme un refuge pour savourer la Provence avant de poursuivre l’ascension Pas après pas, la montée vers le château devient un voyage dans le temps : on grimpe vers une forteresse qui fut l’une des plus puissantes de Provence, bastion des seigneurs des Baux, descendants légendaires du roi mage Balthazar. Là-haut, les ruines racontent encore les tournois, les sièges, les cris des guetteurs et le souffle du mistral qui, depuis des siècles, traverse les remparts.
Du sommet, la vue s’ouvre comme un poème : les Alpilles ondulent jusqu’à l’horizon, et l’on comprend pourquoi tant d’artistes ont vu ici une Provence éternelle, sculptée par la lumière et le vent.

Samedi Après-Midi (libre ou en groupe)
Depuis le parking des Carrières, la route vers Arles déroule ses lignes comme un ruban chauffé par le soleil. Les motos glissent entre oliveraies et plaines de Crau avant d’entrer dans la ville romaine, où les pierres dorées semblent encore vibrer du passage de Van Gogh. Arles accueille les voyageurs avec cette douceur un peu sauvage, mélange de Camargue et de Méditerranée. Nous pourrons au choix, flâner autour des Arènes et du théâtre Antique, à voir la place du Forum, les ruelles autour de la rue de la république. Les quais du Rhône offrent une ambiance chaleureuse, idéale pour un verre ou une promenade au crépuscule.
Retour libre à notre Hôtel.
Où Manger :
- Le Cochon Qui Fume – Méditerranéen, convivial
- Le Criquet – Cuisine provençale authentique
- Saveurs et Terroirs – face aux Arènes
Où garer les motos :
- Parking du Centre (Rue Émile Fassin) à deux pas des Arènes.
- Parking des Minimes – LUMA Arles Pratique si vous souhaitez marcher ensuite vers le centre.

Dimanche 7 Juin 2026
Le jour s’étire à peine sur Salon de Provence lorsque les motos quittent l’Hôtel de la Poste, à 8h45, dans une respiration commune. Le matin à cette clarté douce qui fait croire que tout est possible. L’air sent la promesse, la garrigue, et un peu l’aventure. « Il y a des lieux où souffle l’esprit », écrivait Maurice Barrès — et déjà, la route semble en faire partie. Les moteurs ronronnent comme des chevaux impatients, et le groupe s’élance vers le nord, laissant derrière lui les toits encore endormis de la ville. La vallée se resserre, les falaises se rapprochent, et bientôt apparait Fontaine de Vaucluse, ce sanctuaire d’eau où la Sorgue jaillit comme un secret trop longtemps retenu. On marche un instant au bord du courant, et l’on comprend les mots de Pétrarque : « L’eau vive est une amie fidèle, elle parle à qui sait écouter. »
Mais déjà la route appelle, et les motos reprennent leur souffle pour grimper vers les hauteurs. La montée vers Gordes est un enchantement. Le village surgit comme un mirage de pierre, posé sur son éperon rocheux avec une majesté presque irréelle. Les maisons blondes semblent sculptées dans la lumière elle même. Van Gogh disait que « la Provence est un pays où la lumière danse » — ici, elle danse sur chaque façade, chaque ombre, chaque olivier. Le paysage semble peint par une main patiente, amoureuse, presque divine. Puis vient la route de Venasque, longue phrase sinueuse qui s’étire entre les collines. On roule comme on lirait un poème, porté par le rythme des virages, par la douceur des vallons, par la lumière qui glisse entre les arbres. C’est une route qui ne se traverse pas : elle se vit, elle se respire, elle se laisse apprivoiser.
Et soudain, au détour d’un virage, apparait l’Abbaye de Sénanque, lovée dans son vallon comme un secret cistercien. Les pierres grises, austères et magnifiques, semblent absorber le bruit du monde. « Le silence est un ami qui ne trahit jamais », écrivait Confucius — ici, il règne en maître. Plus loin, Lacoste se dresse, village perché dominé par le château du marquis de Sade, dont les ruines veillent sur le Luberon comme un fantôme d’histoire et de littérature. Les murs racontent encore les passions, les excès, les nuits troublées. Le panorama est immense, presque vertigineux : les collines ondulent jusqu’à l’horizon, et l’on se sent minuscule, suspendu entre ciel et terre. On pense à Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. » Ici, cet été semble flotter dans l’air, même en juin.
La route redescend ensuite vers Mirabeau, glissant entre les vignes et les cyprès, avant de rejoindre l’autoroute A8. Le soleil décline lentement, les moteurs ronronnent avec une douceur presque nostalgique, et chacun sent que cette journée restera comme un chapitre à part : un jour où la Provence a ouvert ses bras, ses pierres, ses parfums, ses légendes. Un jour où la route a tenu toutes ses promesses, et où chaque virage a semblé écrire une ligne de plus dans le carnet intime du voyage.
