Depuis que je suis au club (2005), c'est la deuxième fois que je partais une semaine avec le club, la toute première fois ayant été la semaine en CORSE en 2005 .
C'est vrai que, d'habitude, au mois d'Août je travaille, pour moi, les vacances c'est juillet et mon patron quoique fort sympathique au demeurant, ne lâche pas aussi facilement que ça un employé modèle comme moi, surtout quand le dit employé a déjà bien entamé son crédit vacances. Bref, ma demande déposée sur son bureau avec le sourire cajoleur qui va bien fut acceptée et il ne me restait plus qu'à me jeter sur le téléphone pour convaincre Claude MALOU qu'il fallait qu'il me trouve une petite place, les inscriptions étant terminées depuis bien longtemps. Le printemps ayant été comment dire, incertain voire hésitant quant à sa faculté à nous proposer des journées agréables (voir mes petits récits des sorties des Ardennes et du Mont St Michel, en vente dans toutes les bonnes librairies), je m'abîmais chaque soir en prière pour que le temps soit comme le pape (clément). Et il le fut, le bougre, puisque notre cher et tendre anticyclone, venu du diable vauvert, se positionna, ce week end précisément sur le quart sud-est de notre beau pays et c'est sous un soleil radieux que je pris la route direction les Alpes (la combine de pluie n'était pas loin quand même, faut pas m'la faire, hein!). Arrivée à VARS, pile poil pour repartir faire notre premier pique-nique '"au pré". Quel;plaisir de se restaurer à l'ombre des arbres, tranquille après la route ! Nous allons tous manger de bon appétit en réservant tout de même (pour moi en tout cas) une petite place pour le fromage car il est prévu une dégustation de fromages de montagne dans un petit village proche. Tout le monde est groupir autour de la table, et vas y que je te prends un morceau de celui-là, et hop que je t'engloutis un morceau de cet autre et que je te retourne goûter le premier, etc, etc. Et devinez quoi, pour faciliter le transit et brûler les graisses, on nous offre un p'tit coup de Génépi (Ca ne fait que 40°, donc ca ne peut pas faire de mal et en outre c'est fait avec des plantes, alors!!!!!!!!!) Prudence quand même. Retour à l'hôtel, et repos, j'ai quand même un peu plus de 450 bornes dans les pattes). Je découvre ma chambre, spartiate mais confortable. Heureusement que je suis seul sinon, cela aurait été un peu juste. Les aménagements datent un peu et on voit que le crépi à l'éponge est maison !! Premier soir avec buffet (ca promet pour la ligne) et dodo assez tôt, les hostilités commencent vraiment demain. Je jette un coup d'oeil au ciel, il est dégagé, c'est tout bon! Le programme concocté par le GLAUDE est somptueux. Je connais pratiquement tous les coins qui vont nous voir passer et je sais qu'il a raison quand il nous dit, le premier soir : - Bienvenu au pays des pneus ronds !! C'est sur, ici, on va être plus souvent sur l'angle que droit. C'est super, je vais pouvoir vérifier le grip de mes Michelin Pilot Road2 (pub gratuite pour mon compatriote, la lalère). Que dire de cette semaine ? A part le jour de la ballade autour du lac de Serre Ponçon ou nous allons rentrer sous un déluge (tout en digérant la "patatine de midi!) , nous aurons un temps qui ira de l'hésitant au plein soleil. Je ne sais pas pour les autres participants, mais moi je vais prendre un pied phénoménal dans les centaines de virages, lacets, courbes, épingles, descentes, montées, dont je vais me gaver comme un mort de faim (pourtant, en Auvergne, j'ai un peu l'habitude des routes qui tournent) Nous admirerons de superbes paysages comme les gorges de DALUIS (qui a la photo de la tête de femme ?), les vues sur les sommets des Alpes et il est ici impossible de tout citer, mais j'ai en mémoire la montée tranquille à l'ISOARD, la superbe route du col de la Lombarde et la descente sur ISOLA où la daube provençale nous attendait sous le soleil. Comment oublier la visite à MONT DAUPHIN, ST VERAN, le Pré de MME CARLE, ou la vallée de la CLAREE. Nous sommes au coeur des ALPES, les torrents coulent, les pelouses alpines sont verdoyantes et même un aigle nous accompagnera un instant. Tout cela fut un ensemble de moments magiques que chacun a apprécié avec sa sensibilité propre et à son rythme. J'ai tout ça dans ma tête sans oublier bien sur (n'est-ce pas PHILIPPE) cette montée, (comment dire ? "rapide" ?) à la BONETTE, bis répétita de notre petit plaisir corse dans le col de Vizzavonne. La BONETTE, du haut de ses 2802m (2862m à la table d'orientation, n'est-ce pas Josette et Pierre), la plus haute route d'Europe nous laisse découvrir un paysage ahurissant et nous avons sur 360°, 300km de la chaîne des Alpes pour nous remplir les yeux ! J'ai d'autres images dans la tête, comme la descente du col de VARS, le matin où la neige s'était invitée et où le soleil qui avait chassé les nuages, séchait la route en la faisant fumer. Nous avions ses rayons face à nous, et la route brillait de toutes ses épingles, les motos ouvrant par moment un petit coussin de brouillard qui stagnait au ras de la route. Je revois la descente du col de LARCHE, coté italien, sa succession d'épingles empilées les unes sur les autres avec notre groupe de motos étagé et que l'on pouvait voir progresser dans sa totalité. Et quel plaisir, aprés chaque ballade, de revenir par la montée à VARS, qui se traduisait quasi systématiquement par une petite bourre, histoire de pas perdre la main !! Oui, cette semaine dans les Alpes fut somptueuse et me rappela le week-end de fin septembre 2005 que Claude MALOU (toujours lui) organisa au Carroz d'Arâches. Oui, me direz vous, les paysages c'est bien, les virolos, c'est cool, mais quid de l'ambiance ? Et là, je sens une vraie angoisse dans cette interrogation ! Et bien, je vais vous dire, c'était nul, mort, à chier (pardon)!! Meuh, nooooooooooon, voyons, on a mangé comme des chancres, bu comme des trous (là, je parle pour les autres, moi j'ai un régime d'ascete), et rit comme des malades! Pour mon groupe, nous étions hyper bien organisés pour récuperer la table qui va bien avec une brigade désignée pour récuperer trés rapidement les pichets de rosé et de rouge. L'eau? euh, oui, ça aussi! Mais il n'y a pas que les repas qui étaient conviviaux, on a beaucoup échangé, les groupes ont évolués, certains sont venus rouler avec nous, d'autres ont fait la route avec d'autres motards, bref, chacun a profité de chacun et c'était bien cool. Nous avons eu nos t-shirt de la sortie, avec la photo officielle en "bordel, couvrez" dans les couloirs de l'hôtel, le spectacle du vendredi soir fait par le personnel, et que je qualifierai, comme le crépi à l'éponge de ma chambre, de "fait maison" Petite définition du "fait maison"? : Beaucoup moins bien fini, et présentation plus aléatoire qu'un produit professionnel, mais fait avec beaucoup de bonne volonté. Vous n'avez jamais remarqué comme les tartes sont moins bien qualibrées quand elles sont "fait maison"? Et la semaine passa, samedi nous vit boucler nos bagages et VARS fut petit à petit déserté par notre horde. Je suis parti en début d'aprés-midi, sous un soleil éclatant et comme j'en avais pas assez, j'ai fait une boucle par le GALIBIER, seul grand col (avec l'Iseran) qui manquait à ma collection. Je suis arrivé à Clermont avec le soleil couchant, l'ombre de la K12 fuyant derrière moi. L'autoroute me parut encore plus morne que d'habitude, j'avais trop de virolos dans la tête, le Puy de Dome me parut bien bas, j'avais trop la Bonette dans la tête. En fait, je me rends compte maintenant, en voyant toutes ces photos, que j'ai fait ma provision de plaisirs. Alors, l'hiver peut venir, je suis comme la marmotte, j'ai fait mes réserves pour tenir jusqu'au prochain printemps!! A bientôt, les amis!!!!!!!!!!!! Christian |