Le Mont Saint Michel par Christian Journiac
Une sortie au Mont St Michel, pour le premier  week end de l'été, ça ne se loupe pas.En outre, pour moi, c'était l'apéro de mes vacances, je partais sur la Cote d'Azur le dimanche suivant.

J'avais prévu un voyage aller en deux temps, invité que j'étais à TOURS chez Josette et Pierre (des anciens du corsica tour 2005) et le retour d'une traite, vous pensez, fin Juin, les nuits sont courtes et chaudes. J'avais même prévu le t-shirt qui suffirait pour revenir.

Jeudi 14 juin, il est midi à Clermont, il fait quasiment nuit. L'orage s'est formé en rien de temps. Je saute sur la moto et je pars pour éviter la flotte. Sur l'autoroute, je vois les rideaux de pluie arriver, mais vous connaissez le reflexe de chaque motard qui a une combine de pluie rangée dans la valoche :

- Je vais attendre un peu je vais peut être passer à travers!!

Et ben, quand l'orage est arrivé, c'est la pluie qui est passé à travers..........de mes fringues et quand je me suis arrété à la prochaine aire de repos, j'étais trempé.
J'ai quand même mis la combine car il tombait des cordes. J'ai repris un autre orage vers VIERZON, et quand je suis arrivé à TOURS,  Pierre décida, sur les conseils de Josette,  d'aller acheter une combine de pluie BMW, la météo étant pessimiste. Je dirai que ce fut une sage décision!

Vendredi départ de TOURS et arrivée au bec d'ANDAINE pour la traversée de la baie du Mont St Michel à pied. Il y a du vent, il pleut et il fait pas chaud, mais c'est normal de ce coté nous sommes en Normandie, or tout le monde sait que le Mont est en Bretagne, région privilégiée pour son climat...........breton!

Moi, j'avais déja fait cette traversée et j'en ai un souvenir particulier car, cette fois là, une personne du groupe était tout simplement morte, au milieu de la baie,  d'un arret cardiaque, en revenant (c'est pas des blagues).

Bon , là nous sommes tous jeunes, athlétiques, sportifs, non buveurs et surveillant notre alimentation, donc rien à craindre.

L'eau du COUESNON n'est pas chaude, elle nous arrive à mi-cuisses pour les plus grands (je laisse deviner pour les autres), le temps alterne entre ondées, rayons de soleil, coups de vent, mais nous reviendons tous de cette ballade ou le Mont se laisse découvrir d'une autre manière. Nous jouerons avec les sables mouvants (même pas peur) et la sensation  de marcher sur rien est étrange .

Retour sous la flotte

Samedi matin, il pleut. Nous roulons direction CANCALE  pour une dégustation d'huîtres. La aussi, pardon, mais je connaissais, mais avec une petite variante : La dernière fois, j'ai dégusté un plateau d'huîtres plates (n°3, je crois) à la terrasse d'un café et au soleil. Là, c'est en tournant le dos à la pluie (pas chaude) que nous avons jeté les coquilles d'huitres vides dans le port (tradition oblige)

Restau à midi et visite de St Malo l'aprem.

Le temps est bas, il y a du vent, et je n'arrive à convaincre qu'un seul de mes compagnons de route (il se reconnaitra) à aller rendre visite à CHATEAUBRIAND qui dort face à la mer sur l'île du grand BE, les autres vont lâchement nous abandonner en pretextant qu'ils ont peur que la marée nous prenne de vitesse et nous exile à jamais sur cette île oh combien inhospitalière (c'est vrai que Chateaubriand, c'est pas un marrant), alors qu'en fait ils partent se goinfrer de crêpes.

Retour à l'hotel sous la pluie battante et c'est là que lors d'un arrêt ravitaillement, le novice du groupe (première sortie avec le club), le même qui est venu avec moi sur le Grand Bé, se fait remarquer en découvrant un morceau de ferraille dans son pneu arrière. Le morceau de fer s'arrachera en rentrant ce qui fait qu'il fallut laisser la moto, partir à l'hôtel, contraindre le GILOU, par la force, de  donner sa bombe anti-crevaison. La réparation  ne tint pas, je vous passe les détails mais notre fringant compagnon a eu son week end un peu gaché jusqu'au dimanche matin ou un garagiste de passage lui fit la réparation qui allait bien.Jean Benoit en concluera que c'était son bizutage d'entrée au club.

Dimanche matin, IL FAIT SOLEIL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Départ pour la viste commentée de la Merveille. Le groupe dont je fais partie aura la chance d'avoir un conférencier alliant avec bonheur connaissances et humour décalé. Nous visiterons des salles fermées au public, les geôles, et nous toucherons du bout des doigts un mur de l'église primitive (de l'époque carolingienne, je crois)

Dernier repas avant de se séparer. La pluie arrive en même temps que l'apéro et ne nous lachera plus.

Poignées de mains, bises, à bientot, à la revoyures, prudence, etc,etc.

Nous reprenons, Josette, Pierre, Jean Benoit et moi la route de TOURS. Nous allons prendre orage sur orage et quand le moment de nous séparer arrive (Eux s'arretent à TOURS, moi je continue sur CLERMONT vous vous souvenez, le retour en t-shirt sous la nuit étoilée), je résiste difficilement à l'invitation de Josette de m'arreter, mais, bon, trempé pour trempé, il ne reste que 500km à faire!!!!

La pluie ne me lachera pas et quand j'ai posé la moto, je me suis déplié doucement pour ramper jusqu'à la douche.( vous voyez l'image?)

Je profite de ce récit pour faire un méa-culpa. Je me suis (gentiment) gaussé du temps que nous avons eu lors de la sortie dans les Ardennes, et bien , je peux vous le dire, et faire ainsi mon acte de contrition, dans les ARDENNES, quand il pleut, c'est du pipi de chat, un ersatz, une brume évanescente comparé à ce que l'on a pris sur le museau ce week-end là. Cependant, rendons à Jules ce qui appartient à CESAR, d'une part, il a fait beau nul part en France et d'autre part, je peux vous le dire, moi, ce coin de Bretagne je l'ai fait 3 fois et chaque fois sous le soleil.

Ah, au fait, le t-shirt que j'avais prévu pour le retour, je l'ai mis la semaine suivante, de nuit, dans l'ESTEREL, et ben croyez moi, là-bas, cette nuit là, c'était suffisant!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

Christian Journiac
 
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