SEMAINE BRETONNE FIN AOUT 2009 PAR CHRISTIAN JOURNIAC

 

 SEMAINE BRETONNE FIN AOUT PAR CHRISTIAN JOURNIAC

Intéressé par la vision d'une semaine d'un Auvergnat en terres Celtiques ?
On va dire que ..........oui !
Tout d'abord, je souhaite apporter une précision :
Penn-Art-Bed ne signifie pas : "Peinard dans son lit" mais  "là ou finit la terre" et cette définition a faillit être à l'origine d'un quiproquo dramatique. Jugez plutôt : Quand j'ai reçu, via ma boite mail, un message de notre cher Président intitulé "Semaine au bout de la terre", j'en ai conclus, rapidement, je le concède, que le bougre voulait me faire sortir moult deniers de ma boursette pour aller poser mes roues dans quelques contrées hostiles, dans des lieux où, si ça se trouve, les peuplades locales ne savaient même pas que Michael Jackson était mort et que Mika avait sorti son dernier album.
Je jetais donc le mail à la poubelle avec ce commentaire acerbe : le bout de la terre, ils le verront sans moi !
Et je me mis à attendre, telle soeur Anne, le mail me permettant de m'inscrire pour la semaine en Bretagne!
Et comme je me trouvais dans cette expectative, je m'en ouvris (si je puis m'exprimer ainsi ) à Pierre et Josette lors de l'AG qui me confirmèrent d'une part que le mail, et bien, ils l'avaient reçu et que d'autre part, j'étais le roi des bigorneaux de ne pas avoir fait la connexion entre l'humour présidentiel et le patois celtique!
Cette parenthèse refermée, attaquons, tel Homère (les seules différences entre nous sont que je ne suis pas née à Smyrne , que je suis pas aveugle et que la question Homérique ne se pose pas à mon niveau (là, je vous laisse chercher  !), mon odyssée.
Clermont est en train de revivre, les aoûtiens sont rentrés et les bouchons qui avaient disparus depuis début juillet sont de nouveau au rendez-vous.
Clermont se dore sous un soleil estival et ma moto sent l'appel du large.
Les valises, le sac polochon et la sacoche réservoir sont bouclés, je laisse les loupiots boutonneux et pré-pubères se battrent dans les rayons des supermarchés pour trouver la trousse à la mode et, en ce samedi estival, je ferme, dans l'ordre, mon appart,  mon casque et c'est parti via TOURS, belle ville du Val de France où mes amis m'ont invité à faire une halte salvatrice.
Petite ballade dans TOURS pour meubler cette fin d'aprem et attendre les amis qui feront la route avec nous demain et  que Josette et Pierre ont invités à dîner.
Josette en profite pour inaugurer avec nous sa nouvelle cuisine et comme d'habitude, on va se régaler non sans avoir, sacrifié, dans le jardin, à un apéritif pantagruélique.
Pour info, je vous signale que je suis passé maître dans l'art du dosage du rhum blanc dans le punch, n'est-ce pas Jean jacques !
Cette semaine démarra donc avec un vrai moment de convivialité, bien aidé en cela, même si je commence à bien connaître cette bande d'indiens, par les nourritures roborratives servies et copieusement arrosées par les maîtres céans !
Dimanche matin, temps superbe, un peu frais, c'est royal !
On a donné rendez-vous à cette petite troupe à l'entrée d'une ville et plus précisément sur un parking de super marché et bien, croyez le ou non, nous sommes arrivés exactement ensemble dans le rond-point. On aurait voulu le faire exprès, je ne suis pas sur que l'on aurait réussi.
Bon, c'est pas tout ça, il reste environ 600 bornes à faire pour voir la fin de la terre.
Nous avons rendez-vous à Rennes pour manger avec d'autres participants et notamment un autochtone qui va nous amener à bon port par les chemins de traverse. Par moment d'ailleurs, ils étaient tellement de traverse, ces chemins, que j'ai cru qu'il se servait du même GPS que Pierre, roi entre tous du jardinage électronique dans des sentes improbables.
Il est 18h30 quand nous coupons nos moteurs à Morgat, petit port qui somnole sous le soleil de cet fin d'été.
Il y a du monde et ça se bouscule sur la ligne d'arrivée, et en même temps que le programme complet, je me vois gratifier de ma chemise souvenir (bleue comme l'eau de la mer iroise  et des abers) et d'un paquet cadeau contenant un bol à cidre et des gâteaux bretons, on ne peut avoir accueil plus sympathique. J'apprends que mon statut de célibataire me conduit à coucher dans l'hôtel de Brigitte, je ne le regretterai pas, ma chambre donne sur la baie et est fort agréable, d'autant que moi, j'ai la télé !!!
Installation rapide car l'apéritif de bienvenu offert par le patron de l'hôtel est à 19H, mais, bon , je me prends le temps d'une douche, d'autant que lorsque j'arrive, la crinière encore humide, mais les aisselles (et je ne parle que des aisselles) fraîches comme une rose, le dit apéro n'est pas encore servi.
Souk habituel pour se mettre à table, on retrouve ses amis, on s'embrasse, on est heureux de se revoir (ben dis donc qu'est-ce que t'as vieilli(e) c'est selon !! ).
Je retrouve Babeth dont le sens de l'humour lui a permit d'apprécier les petites vacheries de mon compte-rendu de l'AG (j'en profite pour rappeler ici que j'arrive à  être vulgaire, ironique, prétentieux, de mauvaise foi en même temps mais je ne suis jamais méchant) et la meilleure preuve en est que cette fois-ci, c'est moi qui avait oublié la chiffonnette miracle et que bon prince, Patrice m'a prété la sienne pour essuyer la moto car en Bretagne les matins sont parfois ...................humides !!
Les serveuses nous servent le kir breton et le patron nous donne les règles de fonctionnement notamment au niveau des horaires, horaires, soit dit en passant qui, pour le dîner, ne seront jamais respectés (par lui!!) parce que nous, pour nous mettre à table, nous ne sommes jamais en retard !
Gilles Rolland nous présente la semaine, nos ouvreurs, les règles de base quant au bon fonctionnement de tout ça et comme la soirée avance et que l'on a quelques kilomètres dans les pattes, chacun va rapidement aller se coucher non sans avoir goûté au far breton servi en extérieur et que Brigitte nous dit avoir fait elle-même, c'est quand même vachement sympa.
Le ciel est dégagé quand je ferme les volets de ma chambre.
Lundi 24 Août
La troupe se réveille doucement (si vous voyez ma tête, le matin, vous comprendrez l'importance du mot "doucement") autour du petit dej (en passant, je signale que malgrés tous mes efforts pour être le premier, je me suis chaque fois fait griller la priorité par Lou Papé). Le temps est incertain et quand Gilles vient nous saluer, habillé avec son pantalon de pluie en nous disant qu'il ne va pas pleuvoir, je comprends que le mot pluie n'a pas forcément la même signification pour tout le monde.
Départ 9h précises et c'est une horde saucissonnée dans les combines de pluie qui part en direction du Cap de la Chèvre. Le temps est un peu gris, le crachin brouille un peu la visibilité mais nous aurons le loisir de rouler en bord de mer, d'admirer la baie de Douarnenez.
Arrivée au sémaphore. Le temps se dégage et nous pourrons apprécier la lande bretonne qui ondule sous le vent et nous régale de ses couleurs. Les bruyères sont splendides et luttent de toute leur violine contre le jaune éclatant des ajoncs.
Nous repartirons ensuite vers Camaret , la pointe de Penhir et les tas de pois. Et là, j'avoue ne pas avoir encore compris pourquoi nous ne nous arrêterons pas aux tas de pois qui, à mon avis, représentent un site intéressant. Moi, je connais, je suis déjà venu, mais on aurait peut être pu passer moins de temps à Camaret, peut être même sauter la pause-café (personne n'en serait mort, je pense) et aller jusqu'à cette superbe pointe plongeant en mer. Remarquez, cette pause à Camaret ne sera pas inutile car elle permettra la genèse d'une idée qui va grossir telle la perle dans l'huître (catachrèse hardie je le concède mais qui  permet de faire un raccourci entre cet invertébré bivalve et mon Q I )  et qui arrivera à sa pleine maturité en fin de séjour.
Nous allons donc en ce premier jour parcourir la pointe de Crozon en suivant le bord de mer au plus prés et ainsi se régaler de vue sur l'océan dont la couleur passe du gris argent au bleu profond en fonction des nuances variées et changeantes qui habillent le ciel breton.
Mardi 25 Août 
Journée Mont d'Arrée
Attention, masques à oxygène à la ceinture car à 381m, l'oxygène se fait rare
Nos accompagnateurs nous font traverser de profondes forêts, les fougères commencent à jaunir et l'humidité ambiante crée une atmosphère de calme profond. Je suis aux aguets, prêt à éviter quelque bête sauvage débouchant dans un virage.
Nous montons, au prix d'un effort violent au Mont St Michel de Brasparts  dont la chapelle du XVII règne sur un panorama superbe, sur les tourbières du Yeun Elez et sur le lac de Brennilis. Et preuve que cette ascension fut difficile, une moto rendit l'âme, la-haut, vaincue par la mort d'une durite d'arrivée d'essence.
Pour sauver le groupe, nous dûmes abandonner le pilote et sa monture, le confiant aux bons soins d'un sherpa (non, d'un dépanneur de Brest) car nous étions attendus dans un restaurant qui parait il valait le détour !
En effet, le déjeuner se passait dans une auberge/musée dont le plat de gloire se nomme le Kig Ha Farz, sorte de pot au feu breton (qui était considéré comme la nourriture du pauvre, à l'instar de la bouillabaisse qui est devenu un plat tellement sophistiqué que si vous n'avez pas le bonus d'un trader vous ne pouvez vous la payer) avec la semoule de blé noir (salée)et de blé normal (sucrée), semoule cuite dans le même bouillon que la viande de boeuf et le jarret de porc, la dite farine bien resserrée dans un sac fait à base de linge noués (j'ai pas dit de bêtises, les bretons ?) et dont nous boirons le dit bouillon en entrée de repas.
 Nous aurons droit ensuite à des chants et danses traditionnels exécutés par les membres de la famille, le tout chaperonné par la maîtresse de maison, petite femme à fort caractère.
Puis nous sommes convoqués (le mot n'est pas trop fort) pour la visite du musée ou plus exactement  la reconstitution d'un village breton du début du siècle fait par les mains même de notre conteuse et par son histoire racontée avec certes beaucoup d'humanité mais avec un coté mécanique du texte appris par coeur qui va me couper l'émotion.
Retour en free-lance par petit groupe à l'hôtel, histoire de se retrouver en troupeau à la seule station d'essence à 50km à la ronde, station LECLERCQ, car on peut le dire  la Bretagne, pour l'Edouard,  c'est sa zone de chalandise. Il doit pouvoir faire ce qu'il veut au niveau prix et il me semble que coté SP95 ou 98, il ne se prive pas. Ce qui est marrant c'est de voir les mines des automobilistes qui font plein, peinards, et qui voient débarquer en 3 mn,  50 motos. Ça met de l'ambiance, d'autant que quelques proprios de K12LT nous font patienter avec leur musique embarquée. Babeth ne résistera pas à quelques pas de danse au milieu des vapeurs d'essence. Attention, Babeth, ça sent le blocage des vertèbres !!
Mercredi 26 Août
 Il pleut ! C'est la journée des enclos paroissiaux. Il ne reste plus qu'à espérer que ce parcours fera l'effet d'un pèlerinage auprès de quelque locataire céleste et que, pour nous en remercier,il laissera la flotte là où elle est le mieux, c'est-à-dire en ................Normandie !!
Le temps hésitera entre bruine, vent sans pluie, pluie avec vent, pluie sans vent, mais la visite des enclos se fera globalement au sec. Nos organisateurs nous ont fait visiter deux superbes enclos, ceux de Sizun et de Lampaul-Guimiliau et il faut voir comme le travail de la pierre est absolument fantastique. Ce ne sont que dentelles de granit, scènes religieuses. L'enclos paroissial de Guimiliau ce sont 200 messagers de pierre sur le calvaire et une grandiose "mise au tombeau" avec des visages dont l'émotion et la douleur sont rendus avec une précision remarquable.
Nous partons ensuite pour Roscoff où nous déjeunerons, puis c'est la visite extérieure du château de Kerjean, sous une pluie battante et un vent de travers à faire drosser une barquasse sur un écueil.
La visite de Landerneau se fera aussi sous un crachin tout à fait breton et même si nous nous baladerons dans la  vieille ville et feront des photos de l'un des derniers pont habité d'Europe, j'en ai  globalement un peu marre et suis assez pressé de rentrer. Le retour se fera sous la même pluie battante que tout à l'heure et le fait d'avoir mal fermé ma combine  fera que je vais rentrer à l'hôtel avec mon pantalon trempé de la ceinture aux genoux, la décence m'interdisant ici de décrire en détail l'aspect des locataires de cette région, heureusement qu'une douche chaude leur a rendu la prestance qui fait leur succés!
Jeudi 27 Aout
Il fait beau !!!
Journée des abers avec arrêt à Plouguerneau pour apercevoir le phare de l'île Vierge. C'est le plus haut d'Europe, mais qu'il est loin de nous !
Nous partons ensuite à Portsall et nous nous garerons sur le port juste devant la stèle où "prone" l'ancre de l'Amoco Cadiz de funeste mémoire qui, un jour de mars 1978, répandra 220 000 tonnes de pétrole sur la dentelle des abers
Fin de journée à la pointe St Mathieu  et son phare qui campe au milieu des ruines d'une abbaye et c'est assez étonnant de voir les restes assez spectaculaires de cet édifice religieux, construit rappelons le ici d'après la légende, par Tanguy de locmazhé, et le symbole de la modernité dédié à la sécurité maritime.
Vendredi 28 Août
Programme chargé en ce dernier jour avec la visite de la superbe ville de Locronan et celle de Concarneau avec repas libre devant la ville close.
Il fait beau et c'est malheureusement un peu au pas de course que nous parcourons les rues piétonnes de Locronan. J'ai juste le temps d'acheter un paquet de caramels au beurre salé avant de ré-enfourcher la moto.
Après Concarneau et sa visite de la ville close, notre petit groupe décide de partir à la pointe du Raz plutot que de visiter Pont-Aven car plusieurs d'entre nous ne connaissent pas cette pointe ultime.
Comme l'aprés-midi avance et que ce n'est pas à coté, Pierre, pour plus de sécurité programme son GPS et roulez petits bolides ! Quand j'y repense, il me semble que nous avions 3 GPS pour nous guider : Je n'ai qu'un mot : ROYAL !!
Bon, alors, déjà, sachez braves gens, que, lorsque Pierre programme son GPS, il suit le GPS, et quand 2 GPS indiquent un chemin différent pour des raisons qui jusqu'à ce jour restent obscures, et bien on se plante. Et là, inutile de suivre les panneaux indicateurs fort judicieusement disposés par la DDE, je viens de vous dire que l'on suit le GPS. Ainsi, si vous vous postez sur le bord de la route, vous avez une grande chance de voir un groupe de motos passer dans un sens et de le voir repasser dans l'autre sens quelques minutes plus tard, mais toujours en ignorant superbement les panneaux routiers. On a quand même pas craqué 300 euros en GPS pour suivre bêtement les panneaux, quand même !!!!!!!
Bon, enfin, toujours est il que quelques demi-tours plus loin + une confirmation du dit chemin par la maréchaussée locale, nous arrivons à la baie des trépassés (qui baigne dans une superbe lumière irisée par les embruns et qui est, notons le, défigurée par des verrues hotelières. Mais bon sang, les bretons, vous pouvez par faire comme les corses et me faire sauter ces blockaus infâmes! )  et à la pointe du Raz. Il fait un temps splendide et tandis que quelques feignants dont je tairais le nom feront les 500m qui séparent le parking de la pointe du Raz en car tels des 'tamaloù', Marie, Jean Marie, Jean Jacques et moi iront à pied, par la lande, admirer ce point de vue du bout de la terre.
La vue est parfaite sur le phare de la Vieille qui garde le passage du raz de Sein depuis 1887 et l'ile de Sein. C'est un coin que j'ai toujours voulu voir un jour de tempête d'hiver, mais que voulez vous c'est tellement loin de chez moi que le temps que j'arrive c'est déja le printemps !
Il est temps de rentrer, ce soir, c'est le dîner de gala avec chemise bleue pour tout le monde !!
Vous voulez que je vous fasse rire ? Pour le retour, Pierre a programmé son GPS, et un demi-tour plus loin, nous nous sommes retrouvés dans une cour de ferme. Et bien là, ( comme quoi tout arrive!) il ne l'a pas suivi le GPS, car il indiquait de tourner à droite, c'est-à-dire directement dans l'étable !!!!!!!
Nous sommes rentrés pile-poil pour nous faire tout beau, tout neuf pour revêtir notre tenue de gala et faire notre soirée d'adieu.
Si vous vous reportez au début de ce petit billet, je vous ai dit que lors de notre pose à Camaret, une idée avait germé en mon cerveau embrumé. En fait, quand je roule, je chantonne, pour moi, personnellement, en ce qui me concerne dans mon casque. Personne ne m'entend, personne ne me contrarie, bref c'est le bonheur. Quand je pense que certains d'entre nous sont reliés au passager par un système audio !!!
Non mais vous imaginez, non seulement ils ont leur douce moitié qui les engueule quand la conduite ne leur convient pas, mais en plus ils sont obligés de faire la conversation, et alors là, je pose cette question existentielle :  mais alors, ils ont la paix quand ?
Ceci n'était qu'une aparté histoire de pimenter le débat. Et donc, en voyant le panneau de Camaret, bien évidemment j'ai pensé à cette chanson de corps de garde que je chantais quand j'étais en  bordée, lors de soirées alcooliquement fournies avec mes paras préférés.
J'en parlais à Jean Pierre PATOU, qui fut d'un enthousiasme communicatif et m'avoua que lui aussi y avait pensé et me demandait donc de commettre ce chant modifié lors de cette soirée en y ajoutant ses strophes personnelles. et c'est ainsi que bien aidés par Babeth dont la voix de colorature ferait palir une CALLAS en plein Casta Diva, Babeth, soit-dit en passant qui grâce au changement de son matelas avait retrouvé la souplesse axiale de ses vertèbres cervicales, vertèbres complètement bloquées un matin et qui la faisait ressembler à l'homme de fer (chariot en moins),  Jean Pierre et moi interprétâmes cette oeuvre digne de l'académie Charles CROS :
- Le club est à Camaret, on roule tous en bande
- Le matin faut se lever pour retraverser la lande, la lande, lande
- Il y a plein de ports jolis et des bateaux qui mouillent
- Mais je tiens trop à la vie pour monter sur ces rafiots,  j'ai la trouille.
- Ici la mer est partout on se croirait à Cannes
- Seul le ciel un peu plus gris , rappelle qu'on est ici en Bretagne
- Le club est à Camaret, on roule tous en bande .........
Je vous laisse le soin de faire les bis des fins de phrases !
Anne Rolland, cette même soirée, chanta également un air à la gloire du club sur celui "du travail c'est la santé" (je tiens le texte à votre disposition)
Alors en conclusion (et oui, je sais, il faut bien finir un jour !) que retenir de cette semaine.
D'abord, un gigantesque merci à nos organisateurs. Ils ont été au top, disponibles, prévenant, enthousiastes. Ils nous ont concocté un superbe séjour.Merci donc à Gilles, Anne, Brigitte, Denis, Philippe,Christine, Georges
 Le gîte était au top et le couvert itou.
Je me suis gavé de cidre, de poissons, de crustacés, et à ce point du récit, je m'aperçois que je n'ai pas fait mon boulot, c'est à dire, balancer les méchanchetés que les dirigeants du club n'osent pas dire et pour lesquelles je suis grassement rétribuer ! Voyons voir !
Ah si, j'ai trouvé ! Et c'est d'ailleurs un peu scandaleux que pour le prix exigé et ce, sans possibilité de négociation, l'océan soit si froid que même Dominique G qui faisait le malin en début de séjour n'a pas eu le courage de tremper son petit ventrou dans l'onde pour le moins rafraichissante( Pourtant, il parait qu'il est du coin !!!!!!!!!!!!)
Je vous ai relaté fort succinctement ces journées de balades sous un ciel changeant, allant de carrément hostile à carrément splendide.
On ne peut parler de tout, de toutes ces échappées sur l'océan, des falaises blanches perdues dans la brume  au loin du cap de la chèvre, du miroitement des vagues océaniques, de tous ces phares en sentinelles, de tous ces caps plongeant en mer.
La lande fin août est splendide. Elle s'étend à perte de vue et se nourrit des brumes salées remontant le long du rivage, là ou les vagues viennent mourir lascivement ou avec le fracas de la colère. Les forêts sont profondes, et les fougères qui commencent à mourir constatent l'avancée de la saison. IL y a ainsi mille détails à se souvenir, mais on ne peut tout noter. Il faut venir voir les enclos paroissiaux et les poutres de gloire, voir ce travail de la pierre présent dans chaque monument ou sur chaque maison.
Il y a les couleurs, bien sur, mais aussi les odeurs et je ne peux terminer mon propos sans relever le mixage complexe que nous humons au détour des routes et qui va de celui bien connu de l'odeur de l'océan, odeur qui me rappelle fort à propos mon gel douche, vous savez celui qui me rend irrésistible à toutes mes copines de tous les sexes, a la fragance plus virile provenant des champs d'épandage du lisier !!.
C'est sous un soleil radieux, une fois les valises bouclées et après être passé devant le comité d'adieux fait d'une bannière de la Bretagne tendue entre deux LT et le salut de nos organisateurs que notre petit groupe a laisser le port de Morgat s'endormir dans l'arrière-saison et  est rentré en faisant un crochet par Pornichet. En effet, Brigitte et Guillaume nous avaient invités à un repas champêtre autour d'une bourriche d'huîtres (104, calibre 2) et un barbecue.
Nous sommes rentrés ensuite à TOURS, me permettant ainsi, avec Fabienne et  Eric qui eux rentraient sur la Savoie de faire une halte salvatrice.
En fouillant un peu pour préparer ce compte rendu, j'ai trouvé ce texte de Jules Michelet qui,  je pense sera une superbe conclusion :
C'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : La terre et la mer, l'homme et la nature. Il faut la voir quand elle s'émeut, la furieuse, quelles monstrueuses vagues elle entasse à la pointe Saint Mathieu, à cinquante, à soixante,  à quatre-vingts pieds ; l'écume vole jusqu à l'église ou les mères et les soeurs sont en prières. Et même dans les moments de trêve, quand l'océan se tait, qui a parcouru cette côte funèbre sans dire ou sentir en soi : Tristes usque ad mortem 
A bientôt, les amis
    Christian
 
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