Hivernales 2009 Normandie par Babeth Gasnier

 

 HIVERNALES 2009 Normandie par Babeth

 

Hivernales 2009 Haute Normandie  Samedi 21 Mars au matin. Il fait -3° à 8h. C’est rien, il va faire beau.Dernière reconnaissance, on démarre le chrono à 9h devant chez Moto Technic à Rouen. Il fait froid, mais… il va faire beau, Ciel bleu, photos au cours de la balade, c’est  le pied !Demain, s’il fait ce temps là, ça sera génial… Dimanche 22 Mars au matin. Il fait +2° à 8h. C’est rien, il  va faire beau.Pour l’instant c’est : brouillard, humidité palpable, mais, il va faire beau…On récupère des petits nouveaux à Gaillon.Rouen, 8h40 devant chez Moto Technic. Il fait vraiment froid.Sandro Agénor  vient de Paris, le bizut Autrichien, ( voir Euréka n°40 « Chronique d’un bizut ») est à l’heure, il a réussi à programmer son GPS, afin de dépasser le périphérique parisien…Sandro n’a pas chaud, « Je vais acheter un caleçon BMW ».Si tôt dit, si tôt fait, Roland Couppey qui nous offre le café et les croissants (photo 1) (pour le thé, je repasserai ), a ouvert sa caisse. Sandro fait les essayages de caleçon, j’admire, conseille : « Il faut que ça te moule les fesses ». Il achète. « Moi, j’ai froid aux mains, j’achète des gants » , dit Michèle (la petite nouvelle ), Roland se frotte les mains, pas pour se réchauffer, mais , les affaires marchent… Roland c’était pour rire !9h30. Les consignes sont données. 14 personnes, 9 motos, avec pour mission de parcourir la vallée de l’Andelle pour rejoindre celle de la Seine.Jean –Pierre Renault est notre serre-file.Petite route sympa pour rejoindre La Neuville Chant D’Oisel  où vécut Jacques Anquetil (à partir de 1969 ), dans son château « Les Elfes » (photo 2) qui domine la côte  à laquelle il a donné son nom. La côte des Deux Amants est dans la brume, tant pis ! De toute façon, le roi des Pitrois n’aura donné sa fille Calixte à personne, il l’avait promis à celui qui gagnerait son défi ; Raoul, amoureux, relève le défi de monter la côte en courant, Calixte dans les bras. Il  arrive au sommet, mais meurt épuisé, la belle choit à ses côtés et meurt, elle aussi, mais de chagrin.Minute romantique, mais , passons…Voilà la vallée de l’Andelle, riante avec ses châteaux, manoirs, son industrie textile, l’Abbaye de Fontaine Guérard en partie ruinée, et, à côté, ce merveilleux vestige de l’industrie du XIX ème siècle, la Filature Levavasseur (photo 3) .  Style Tudor, mi château mi cathédrale, connue dans toute l’Europe pour son gigantisme et son architecture spectaculaire ; elle fut détruite par un incendie ; la ventilation nécessaire au travail des produits inflammables n’étant pas maîtrisée à l’époque. Allez vous y promener en fin d’après midi, quand le soleil se couche, tout en écoutant « Les Contes De La Crypte », frissons garantis…Arrivée à Lyons-La-Forêt, sublime condensé de la Normandie traditionnelle, magnifié par Claude Chabrol dans le film « Madame Bovary », tiré du chef d’œuvre de Gustave Flaubert.Renoir y avait déjà tourné un film du même nom en 1932.Ravel y vécut  chez des amis dans une superbe maison à pans de bois (photo 4), il y composa : « Le Tombeau De Couperin » et y orchestra  « Les Tableaux D’une Exposition ».Petit café en face de la Halle, puis nous repartons pour Ecouis et sa collégiale, Le Thuit, son château et son panorama sur la Seine. « Zut, il est dans la brume », mais il va faire beau !Traversée du Petit Andelys et des Andelys, montée à Château Gaillard (photo 5). Photo souvenir (photo 6).« Fait pas chaud », « Hier, c’était sublime, le ciel était d’un bleu… ». Mais, il va faire beau !Ce château était le verrou de la Normandie, quand le verrou saute en1204 après un siège d’un an, la Normandie est rattachée au royaume de France ; les assaillants ont eu raison de la forteresse en pénétrant par les latrines. Si, si , je vous le dis.On repart en direction de Vernon en passant par Port-Mort . On y célébra le 23 Mai 1200, le mariage de Blanche De Castille et du futur Louis VIII.C’est peut-être cet épisode qui a attiré l’historien André Castelot qui vécut à Port-Mort dans sa propriété « La Closeraie » appartenant aujourd’hui au couple d’écrivains Michel De Decker et Françoise Bourdin. A l’entrée du village on trouve un menhir, répertorié comme tel dans le guide Michelin , (ça c’est pour les bretons : on trouve aussi des pierres dressées en Normandie).Autrefois, à la veillée, tout en cassant noix et noisettes, les anciens racontaient que Gargantua se promenant dans la région avait été obligé d’ôter un de ses souliers parce qu’il avait un caillou à l’intérieur, il retire le caillou et le jette au loin ; c’est ce caillou qui se trouve à l’entrée de Port-Mort et que l’on appelle donc  « Le Rocher de Gargantua. Il se raconte exactement la même histoire à propos de l’île de Tombelaine à côté du Mont-St Michel…On arrive à Vernonnet et son château des Tourelles qui défendait autrefois la ville de Vernon depuis les berges de la Seine, son vieux moulin, auparavant accolé avec plusieurs autres à l’ancien pont et qui a inspiré Claude Monet.En 1803, on comptait 1 moulin par kilomètre de rivière dans l’Eure, soit 4 fois plus que la moyenne nationale.Nous arrivons à Giverny, encore endormi à cette saison ; personne, la cité qui abrita Claude Monet de 1883 à sa mort en 1926 ne se réveille que début Avril.Nous grimpons ensuite la Route des Crêtes, ses superbes falaises de craie font le lit de la Seine. Dommage, c’est toujours brumeux, mais, il va faire beau !Nous redescendons par Vétheuil  puis longeons la Seine avec,  au pied de la falaise, ses nombreuses maisons semi troglodytiques. A Haut-Isle, juste avant d’arriver à La Roche- Guyon , il existe une jolie église troglodytique dotée d’un superbe jubé de bois.Le terme de la balade est La Roche Guyon et son double château, du 19ème siècle au niveau de la Seine et son donjon du 13ème dans la falaise.L’auteur de Blake et Mortimer y place une de ses histoires : « Le Piège Diabolique ».Pour une fois, la police était de notre côté, un « caissard » en fut pour une prune, la gentille fliquette nous aidant à nous garer (photo 7).Un repas sympathique nous attendait dans un tout petit resto , « LA Casa Mia » tél : 01.34.79.70.73 ; rapport qualité - prix imbattable, thé à la menthe et  pâtisseries tunisiennes offerts (photo 8); un sticker du club y est  maintenant apposé sur une vitre.A la sortie du restaurant, je vous le donne en mille : Il faisait BEAU ! Babeth 

 

 
 
 
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