REMISE DES JANTES VENDOME 2008 PAR C JOURNIAC

  Compte-rendu se la Remise des Jantes Vendome 2008 par Christian Journiac

  Cette sortie était organisée par Michèle et Jean-Pierre Jourdain avec le support de Bruno Decamps.

  Photos dans la Galerie Photos : Sorties 2008/ Remise des Jantes 2008 Vendome F Gentit

                                                 Sorties 2008 Remise des Jantes 2008 Vendome P Gasnier

 
UN p'tit délire ?
Non, j'ai pas envie ! Non, je te dis, ça me branche pas, la remise des Jantes, c'est trop tard pour moi, en général, on se caille et moi, je n'aime faire de la moto qu'en tongs, bermuda collant (pas comme ceux du Gilles, qui lui vont à ravir, d'ailleurs) et marcel moulant mes pecs de manière avantageuse. Alors aller faire de la route le week-end de Toussaint, c'est sans moi, et tu me lâches !
Je tenais cette conversation courant septembre avec je ne sais plus qui lors d'un après-midi autour d'un guéridon tout en buvant un thé vert et quelques pâtisseries de bon aloi, et confortablement assis dans un chesterfield de cuir couleur terre de sienne. Ca vous fait envie, hein !
Soudain, mon interlocuteur, profitant du fait que je venais d'enfourner un éclair au café me mettant ainsi dans l'impossibilité de soutenir une conversation digne d'un gentleman me glissa :
- Mais tu sais pas qui c'est qui l'organise, la sortie ? Je me contentai, les joues gonflées par la viennoiserie de dodeliner de la tête et devant mon ignorance je l'entendis me dire :
- Mais c'est Michèle et JP !
J'avalais le contenu de ma cavité buccale (avec une certaine difficulté, certes) et les yeux exorbités par l'effort, et au bord de l'apoplexie, j'annonais :
- Quoi, le JP de FAYE (pour info, prononcez Fé, sinon, personne vous indiquera le chemin, histoire vécue !), l'officier ministériel, le représentant de l'état, le combattant de l'exode rural et de l'aménagement du territoire, celui-là même qui, grâce à une augmentation de 163,12% des impôts locaux a bâti un complexe ludo-éduco-socio-sportif à sa gloire, c'est lui qui organise, c'est pas possible! Alors, là, je peux pas dire non, je le connais depuis qu'il est tout petit, en Corse, quand il avait encore des roulettes à sa moto !
Je m'inscrivais donc, ravi de  les retrouver, étant sur que leur complémentarité (Michèle coté culture, JP, coté débrouillardise) allait nous faire un dernier week-end d'enfer !
Départ de Clermont vendredi 31 Octobre pour rallier TOURS ou je fais une halte, invité que je suis par Josette et Pierre. La météo n'est pas terrible, mais quand je pars, il fait soleil.
Autoroute jusqu'à TOURS, temps gris en bord de LOIRE ( prononcez LOUERE, comme les gens du cru!) et 12 degrés. Pendant que Josette prépare un poulet de Bresse à la crème,  bleu de Bresse  et champignons (et oui !) nous partons Pierre et moi nous balader dans TOURS. En fait, je vous le dis pour info, faire les magasins avec Pierre, c'est trottiner à coté de lui en remontant les boulevards à fond. Lui il s'en fout, il a des guibolles de 1,80m et il fait des enjambées de 2,50m, ce qui fait que si jamais tu t'arrêtes 30s pour reluquer une vitrine, tu te retournes, tu l'as paumé, il a déjà tourné au carrefour suivant. C'est ainsi que je visitais 80 % de TOURS en 1h30 !
Retour à la maison, le poulet mijote dans le wok et Josette donne la dernière touche à tous les amuse-gueule de l'apéro et il y a de quoi satisfaire un régiment de parachutistes (je sais pas pourquoi, j'aime bien les paras)
Arrivée de Jean Jacques et Cathy. Comme ils ont 10 bornes à faire, ils sont en retard, mais on peut remplir les coupes.
Plusieurs bouteilles plus loin, le poulet englouti et la tarte tatin disparue (elle a permit de faire glisser la farandole de fromage de chèvre du plateau), et un petit dégraissage à l'armagnac effectué, nous allons nous coucher. Jean Jacques et Cathy ne devraient pas trop souffrir du froid avec ce qu'ils ont dans chaque poche !
Il pleut sur TOURS. Il est 2h du mat.
Samedi matin.
Comment vous dire ? Quand j'ai fait un peu la fête et que j'ai, le lendemain, les cheveux qui poussent à l'intérieur du crâne et que, en tentant d'ouvrir les paupières, je vois un temps comme ce matin-là, je me replonge sous la couette en sachant que je vais y passer la journée.
Il pleut, mais de cette pluie d'hiver, qui mouille, qui transperce. Il fait froid, mais de ce froid qui refroidit et on va faire de la moto ! Mais c'est pas vrai, dites moi que j'hallucine, que c'est un mauvais rêve ! Et bien, non, et pour me le prouver, voilà Jean Jacques et Cathy qui arrivent, en retard et mouillés, mais avec les croissants.
Nous avons rendez-vous, pour retrouver le groupe d'inconscients qui eux sont arrivés soit la veille, soit le matin même, au Moulin de Maves, pour visiter un moulin beauceron restauré. Nous allons prendre l'autoroute, rouler sous une pluie battante, et alors qu'il est 9h30, il fait presque nuit. Si vous saviez comme je pensais à ma couette, à ce moment-là !!!!!!!!!
Je me console en voyant au nombre de motos garées en épis, que des inconscients, au club, il y en a un certain nombre. J'ai pas les chiffres en tête, mais il devait bien y avoir 40 motos, et malgré un ciel si bas qu'un canal s'est perdu (non, je m'égare), cela était fort joli à voir.
Bon, moi, j'ai pas enlevé la combine de pluie,ni les gants, ni le casque, je n'ai donc pas pu goûter au café gentiment offert sur place (et oui, moi, j'ai un vrai intégral, pas un truc qui fait véranda que l'on peut ouvrir si le temps le permet).
JP, élégamment vêtu de son bandana rouge (au fait, JP, sais tu que la couleur du bandana, dans certains milieux, indique sa préférence sexuelle ?  Moi, je sais ce que veut dire rouge,  mais je te le dis pas ici, passes moi un mail perso !!!!!) et d'un gilet fluo conforme aux directives européennes sonne le départ pour l'un des points d'orgue du séjour, la photo du groupe devant le château de Chambord, privilège rare accordé à un organisateur dont les réseaux occultes sont efficaces !
Et, s'il y a bien un moment ou j'ai regretté ce temps d'hiver, c'est lors de la traversée de la forêt de Chambord. Les allées forestières tapissées de feuilles mortes, les arbres encore feuillus mais dont les couleurs flavescentes allaient du safran à l'isabelle, en passant par la topaze et l'ambre, étaient un vrai rêve à contempler. La file de motos s'allongeait, nous cheminions à allure lente dans cette atmosphère de fin d'automne, de terre mouillée et la brume légère rendait notre caravane comme incertaine.
Arrivée devant le château aux 282 cheminées et grosse impression pour les visiteurs lambda quand le groupe s'est organisé en 'bordel, couvrez!" devant ce monument.
François 1er a fait  construire, en pierre de tuffeau, un véritable chef-d'oeuvre. J'ai appris, en cherchant de la documentation (ben, oui, je fouille un peu) qu'il repose, ce château, sur les pilots de chêne enfoncés jusqu'à 12 mètres de profondeur dans les marécages originaux !
Une fois la photo faite (groupir devant le château), nous repartons, en retraversant ce domaine somptueux et plus grand parc forestier d'EUROPE, ceint d'un mur de 33 km (équivalent au périf parisien !) toujours dans la même ambiance feutrée, car ce temps de chien a au moins un avantage, c'est que nous sommes pratiquement seuls, ce qui ne doit pas être le cas tous les jours !
Direction CHABRIS pour le repas de midi, et là encore, j'avoue que Michèle et JP nous ont comblés en passant par une petite route qui serpente entre les étangs. Le paysage est charmant et ce trajet est a refaire sous le soleil. Tout le calme de la Sologne déroule sous nos yeux entre petits villages et plans d'eau bordés de roseaux, abris pour hérons et autres canards.
Arrivée au restau (Le Pêcheur d'Etoiles), on réalimenta la chaudière qui en a bien besoin. Je ne me souviens pas du menu, mais, fromage de chèvre et tarte tatin au dessert. Je vais pouvoir comparer avec celle mangée hier soir chez Josette.
L'après-midi est consacrée à la visite du musée MATRA à Romorantin et moi qui ne suis pas branché plus que ça voitures, ça m'a super intéressé. D'autant que j'ai revu en vraie la Chambord de mon Papa, la simca 1100TI d'un copain, le tout dans le "jus" de l'époque avec les 45Tours et les quotidiens locaux.
Passage en revue aussi des monoplaces qui ont marqué la F1 des années 70, bref, un beau moment (et au sec, ce qui ne gâte rien, n'est-ce pas Michèle !) Puis nous sommes partis faire un crochet au château du Moulin à Lassay dont le propriétaire nous attendait pour un petit briefing. JP nous y conduisit par un chemin forestier, et je m'attendais à voir surgir en face, un carrosse tiré par 4 chevaux, tant ce chemin semblait hors du temps.
Nous apprîmes l'histoire du lieu, et quelques photos plus tard, alors que l'après-midi avançait nous reprenions le chemin en sens inverse histoire de rajouter une couche de boue supplémentaire sur les carénages, pot d'échappement et jantes de nos montures.
La route du retour, de nuit, avec un petit vent de travers pas chaud me parut longue, mais longue............ d'autant que notre ouvreur respectait la limitation de vitesse  (ce qui démontre bien sa fourberie), mais ce serpent de lumière (oui, je sais c'est un lieu commun, mais j'ai pas trouvé autre chose!) était absolument magnifique.
Purée que la chambre que je partageais avec personne (notre ami Roland était coincé par la neige ardéchoise) me parut confortable (elle l'était vraiment), la douche chaude (j'arrivais pas à en sortir) et le lit idéal pour une petite sieste avant le dîner!
Soirée traditionnelle avec le fameux quizz en plat de résistance. Étonnamment, moi qui me plaint (oui, je sais, je me plains toujours) du bruit lors de ces repas, j'ai trouvé la salle particulièrement bien adaptée à nos murmures habituels. Le restaurateur nous avait soigné tant au niveau de l'apéro (les  assiettes d'amuses-gueules divers et variés sont à profusion) que des différents plats. L'entrée avec ce foie gras était délicieuse, le pavé de boeuf idéal, du fromage de chèvre bien sur et une tarte tatin. Tiens, je vais pouvoir comparer avec celle de midi et celle d'hier soir chez Josette!
Le quizz arrive. Il porte sur la chanson de Michel DELPECH, le Loir et Cher, bien sur et je me vautre lamentablement sur les réponses, bien aidé en cela par les indiens qui m'entourent (Josette,Cathy, Pierre, Jean Jacques, sont encore plus nuls que moi, c'est dire!) Les gagnants vont avoir ........et non,  pas un béret, mais l'insigne BMW sous la forme d'une galette en métal d'environ 15 cm que JP a fait faire spécialement. Nous apprîmes que des contingences financières l'empêchèrent de commander ce souvenir pour chaque participant, empêchement qu'il détourna en ouvrant un guichet de commande pour les intéressés (Au fait, on en est où de cette fabrication, je ne voudrais pas perdre mes 200 euros d'acompte! ) 
Bruno DESCAMPS   nous fit un petit briefing sur le lendemain et la mise en place de la technique cher au club pour ne perdre personne, en plaçant le deuxième à chaque intersection afin de maintenir la cohésion, ce motard devant attendre l'arrivée du "serre-file", Babette et Minou  en l'occurrence avant de repartir. Bien, tout le monde à compris.
Bon, et ben alors,  je vais aller reprendre une petite douche chaude et au niouf, en prévision de la "belle" journée de demain.
Dimanche matin, put..n qu'il fait froid. Les motos sont couvertes de rosée glacée et chacun s'active pour les rendre présentables.
Et c'est parti pour MONTOIRE qui, outre le fait que ce village fut aux premières loges en 1940, abrite le musée "MUSIKENFETE".
Traversée de VENDOME, entre carrefours, feux rouges et autres intersections. La consigne de la veille est appliquée et le groupe traverse la ville. Nous cruisons dans la campagne, lorsque, venu du diable vauvert, debout sur sa moto (tiens on dirait qu'il est assis!), warnings allumés, Bruno DESCAMPS remonte la file, la fait stopper et nous passe un savon, comme quoi,  que oui, on a pas appliqué la consigne, que 6 se sont perdus, que Babette et Minou ont jardiné dans VENDOME et qu'on est des gros nuls et tendez vos doigts que je leur mette un grand coup de règle !!!
Ou là là, et ben, ça fait longtemps (mes années lycée peut être bien) que je me suis pas fait engueulé (et tous les autres aussi) comme ça. J'ai cru qu'on allait  prendre 4h de colle.
Bon, on a attendu d'une part les attardés, d'autre part, qu'il redescende dans les tours, le BRUNO,  et on est reparti et là, je peux vous le dire, bordel de M...e, la consigne elle fut appliquée, le petit doigt sur la couture du pantalon (ce qui, vous le concéderez, n'est pas facile à faire en roulant).
Trés trés beau moment que la visite de ce musée. Nous avons à faire à des passionnés et les explications, les démonstrations d'instruments sont réellement intéressantes. En outre, le mini-concert de la fin a conquit tout l'auditoire. Bonne pioche, Michèle, c'était LA bonne idée visite de ce week-end et pour en avoir discuté avec beaucoup, tu as fais carton plein dans la satisfaction !
Il reste à aller voir les habitations troglodytiques de TROO. Nous sommes en retard. Et, oui, remuer un tel groupe (nous devions être 60 au moins) c'est pas comme monter des blancs en neige. Nous irons quand même, mais nous ne pourrons pas visiter ces habitations par manque de temps,  et nous nous contenterons de monter au belvédère pour dominer la vallée du Loir ou du Cher (je sais plus, pardon ) ! Pour moi c'était pas grave, j'avais déjà visité lorsque Michèle et JP m'avait invité au mois de Juin et ce village, au milieu des roses était réellement superbe. Cela vous fera l'occasion de revenir !
Allez, il faut repartir, revenir à VENDOME (et faites bien gaffe à la consigne si vous voulez pas en prendre une sur le coin du nez!) pour se retrouver au restaurant LE CAPRICORNE et ses peintures murales. Michèle, fine mouche et un peu déçue de ne pas avoir pu nous faire visiter VENDOME, va demander à son JP de mari de la faire quand même un peu, cette visite, et nous passerons (ouf, n'est-ce pas Michèle) devant la façade en gothique flamboyant de l'abbatiale de la Trinité
Repas sympa qui sent la fin du séjour, et pommes façon tatin en dessert. Tiens, je vais pouvoir comparer avec la tarte tatin de hier soir, celle de hier midi et celle de vendredi soir chez Josette .
Pendant le repas, le temps se bouche doucement et il commence à pleuvoir quand nous nous séparons.
Dans un élan d'optimisme, je vais partir sans la combine et je vais faire ainsi 5 kilomètres et puis, à voir la tête de l'horizon, je joue la sécurité et m'arrête à la sortie de Vendôme pour m'empaqueter. Et bien, je vous le dit, j'ai eu raison. La pluie ne va plus cesser, le vent balaye la campagne, il est 15 h et je rêve de ma couette. Je vais traverser la forêt de Cheverny. Elle me rappelle celle de Chambord, même couleurs, mêmes odeurs et même flotte qui mouille tout et qui vous amène à émettre, dans votre casque, la question existentielle : Mais qu'est-ce que je fous là ?
Petit répit vers Vierzon, la pluie s'arrête, pas le vent. Et 50 km avant Clermont, alors que la nuit tombe, je me prend, jusqu'à l'arrivée, un paquet de flotte hallucinant. Je roule sur des tapis d'eau, et franchement, j'en ai vraiment marre.
Heureusement que je n'ai croisé personne dans l'ascenseur, car, casque sur la tête, combine de pluie , valises moto à la main, le tout dégoulinant de flotte, j'aurai sûrement fait peur à la mamie du 3e.
Et bien voilà, la saison moto BMW est terminée pour moi en tout cas (les hivernales c'est pas ma tasse de thé).Je vais pouvoir revérifier tout ça, en résumé, sur toutes les photos prises pour fixer les supers moments que nous avons tous passés ensemble. Cela va me permettre d'attendre la prochaine saison.
Alors rendez-vous à l'AG 2009. Pour en avoir discuté un peu avec le GILLOU, je crois pouvoir vous dire que l'on nous a dégoté un restau (le dimanche, je crois) qui devrait nous laisser un souvenir ému!
Bonne fin d'année à tous et merci  pour tous ces moments de vrai bonheur.
Christian JOURNIAC 
  
         
  
   
 
 
 
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